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    22 Mar 2016 - 12:21:52

    Plaidoyers contre les paternités imposées judiciairement.

     


    Depuis la rédaction du Code Civil, de nombreuses voix se sont élevées contre l’établissement judiciaire de la Filiation.

    Se voulant protecteur de la Famille et des bonnes moeurs, piliers de la Société, Napoléon fit clairement inscrire dans le Code, que la Recherche de paternité était interdite. 


    Ce n’est qu’ en 1973, que la recherche de paternité à fin d’établissement de la Filiation fera son apparition dans le Code civil  :

    Article 340

    Créé par Loi n°72-3 du 3 janvier 1972 - art. 1 JORF 5 janvier 1972 en vigueur le 1er août 1972

    La paternité hors mariage peut être judiciairement déclarée

    1° Dans le cas d'enlèvement ou de viol, lorsque l'époque des faits se rapportera à celle de la conception ;2° Dans le cas de séduction, accomplie à l'aide de manoeuvres dolosives, abus d'autorité, promesse de mariage ou fiançailles

    3° Dans le cas où il existe des lettres ou quelque autre écrit émanant du père prétendu, propres à établir la paternité d'une manière non équivoque ;

    4° Dans le cas où le père prétendu et la mère ont vécu pendant la période légale de la conception en état de concubinage, impliquant, à défaut de communauté de vie, des relations stables et continues ;5° Dans le cas où le père prétendu a pourvu ou participé à l'entretien, à l'éducation ou à l'établissement de l'enfant en qualité de père.

     

    Le 15 Octobre 1975, la Convention européenne sur le statut des enfants nés hors mariage, ratifiée à Strasbourg, au nom de l'intérêt de l'enfant, fera fi de la Famille et des bonnes moeurs,  sans que personne ne réagisse, du moins en France.


    Puis, des plaidoyers intéressants contre les paternités imposées judiciairement, il y en eut, par exemple, à l’Assemblée Nationale, lors des modifications des Lois sur la Filiation :

     

    Ainsi, en 1992, la député UMP, Nicole Catala, agrégée de droit privé, spécialiste en droit social, exposait son point de vue  :

     

    «  on nous demande aujourd'hui, ,  de débattre d'un projet qui a été, nous le savons, élaboré à. la hâte, sans le concours de la commission présidée par M . le doyen Carbonnier, et qui va même, sur certains points, à l'encontre des avis émis par les membres de cette commission ou par d'autres spécialistes du droit de la famille.

     

    «  … En effet, comme se le demandent nombre de civilistes tout à fait éminents, nombre de spécialistes du droit de la famille, n'est-ce pas aller trop loin que de supprimer toute condition à l'exercice de l'action, tout en admettant une entière liberté ?

     

    En effet, avec cette solution, on reconnaît la prééminence exclusive de la vérité biologique . Si ce point de vue est celui de certains, notamment de notre rapporteur, il ne fait pas l 'unanimité . Parmi les spécialistes du droit de la famille, nombreux sont ceux qui considèrent qu ' un équilibre doit être recherché entre la filiation biologique, celle qui peut ressortir d'une comparaison des sangs ou des empreintes génétiques, et la filiation sociologique, c' est-à-dire entre les progrès de la science et l ' idée que la paternité ne revêt sa pleine signification que si elle est acceptée, assumée et vécue dans sa plénitude

     

    « Au fond, l'idée d'acceptation par le père naturel de ses devoirs envers l'enfant était et est encore sous-jacente dans une grande partie des cas actuels d'ouverture. Ainsi le concubinage, un des cas d'ouverture, est une sorte de mariage informel .

    De même l'aveu écrit de paternité, également un cas d'ouverture, constitue une reconnaissance en dehors des formes requises . ..

     

    « … En revanche, tel n'est pas du tout le cas dans les hypothèses oû la démonstration de cette paternité lui est  apportée au terme d'un procès qui aboutit, par comparaison d'analyses du sang ou par recherche des empreintes génétiques, à lui imposer un lien de filiation qu'il n'acceptera pas toujours.

     

    Ainsi, l'enfant, ou sa mère agissant en son nom, parviendra peut-être à faire désigner le père naturel, mais ce dernier repoussera cette paternité sur le plan affectif et sociologique.

    L'enfant aura donc peut-être un père, mais un père qui le rejettera.

     

    « … Il faut aussi penser au lien entre un enfant et son père . Si l'enfant est rejeté par. le père, je ne suis pas sûre qu'il y gagne . Tel est mon point de vue et vous me permettrez de l'exprimer à cette tribune.

     

    En tout cas, le projet que vous nous présentez, monsieur le garde des sceaux, fait prévaloir exclusivement la désignation biologique . Il autorise la détermination de la paternité par tous moyens de preuve, éliminant ainsi toute prise en considération de la dimension affective et sociale de la paternité.

     

    Pourtant, plusieurs éléments auraient pu conduire à une solution différente.

    Ainsi notre société reconnaît et valorise des paternités voulues, même si, parfois, ces dernières ne correspondent pas à la paternité par le sang . Je pense non seulement à l'adoption, laquelle est de plus en plus recherchée et voulue, mais aussi aux légitimations de complaisance qui sont probablement nombreuses. Eh bien non !

     

    Votre projet a choisi le tout biologique .

    «  … Quand à la convention des Nations unies sur le droit de l'enfant, elle constitue certes un beau texte qui permet de belles envolées à ceux qui l'invoquent.

    …J'invite cependant les uns et les autres à prendre garde au fait que la terminologie employée dans une déclaration de principe au plan international n'est pas la même que celle que nous utilisons dans notre législation civile, dans notre droit positif.

     

    Les termes ne sont pas les mêmes. La philosophie d'ensemble n'est pas la même. Evitons donc de transposer, avec la signification qu'ils ont en droit civil, des termes qui sont employés par cette convention, dans un contexte tout à fait différent.

     

    Par ailleurs faut-il faire de cette convention une religion intégriste, alors que l'on sait que l'Egypte, le Koweït, le Soudan, le Yémen l'ont ratifiée ? Sommes-nous tellement en retard par rapport à ces pays dans la reconnaissance des droits des enfants.

     

    «  … Je termine en formulant quelques observations.

    Je veux d'abord évoquer l'amendement déposé par notre rapporteur, adopté par la commission des lois et tendant à rassembler en un seul titre IV bis du code civil l'ensemble des obligations alimentaires, afin de régler en un seul et même texte la situation de l'enfant naturel et celle de l'enfant légitime

    Cette solution n'est pas acceptable et je développerai" mes objections lors de la discussion des amendements. »

     

    Au cours de ce débat le député UMP, Léonce Deprez, présentait lui aussi une argumentation :

     

     

    «  … Si le droit suit la pente de la chute de ces valeurs morales et de l ' institutionnalisation croissante d'une filiation hors mariage équivalente à une filiation dans le mariage, c'est de plus en plus d'enfants qui naîtront hors mariage . Ce sont les enfants qui, tôt ou tard, en subiront les conséquences morales et matérielles.

    C'est la société qui se privera de plus en plus de la cellule de base que doit rester la famille née du mariage.

     

    L'enfant doit être le fruit de la volonté commune de deux êtres . N'est-ce pas là la première cause de la dignité de l'être humain ? Il n'est pas de l' intérêt de l'enfant de lui permettre de faire établir un lien de filiation avec un homme qui s 'est désintéressé de lui et qui ne l'a pas voulu .

     

    La preuve de la filiation biologique n'est pas suffisante pour permettre l'aboutissement de l'action de recherche en paternité . Ce lien de filiation établi judiciairement rendra plus difficile l 'adoption de l'enfant par le futur conjoint de la mère, par exemple.

     

    A l'heure où les femmes maîtrisent leur fécondité, ii me parait nécessaire de rappeler que la paternité, comme la maternité, doivent être choisies et non plus imposées.

     

    Mon collègue Pascal Clément a évoqué au cours du débat la nécessité de favoriser parfois l'acte d'adoption . Un homme qui adopte un enfant dont sa conjointe est la mère peut faire, par cet acte, un témoignage d'amour et montrer un attachement quotidien bienfaisant pour cet enfant . Une adoption par un mari correspondant à un amour véritable est une meilleure solution qu'une action en recherche de paternité. Je considère, moi aussi, que ce projet de loi aurait dû faciliter l 'adoption.

     

    Dans le même esprit d'assurer la primauté des droits de la mère, mon intervention se concentrera sur une seconde préoccupation .

     

    Je voudrais m'assurer qu'en matière de filiation naturelle la reconnaissance de droits nouveaux aux pères s'accompagne d'une garantie essentielle : la certitude que celui-ci assumera ses responsabilités de père .

     

    Ce projet de loi est loin de m'apporter cette assurance…. »

      j'aimerais que nos juges n ' aillent pas trop loin pour assouvir leur désir d'égalité entre les droits de la mère naturelle, qui a voulu l'enfant, et ceux du père naturel, qui l'a refusé ou ignoré jusqu 'à sa naissance et parfois au-delà . '

     


    Comme le craignait Léonce Deprez, aujourd’hui, dans l’ensemble de l’UE-28, quelque 40 % des enfants sont nés hors mariage en 2012, alors que le chiffre correspondant pour 2000 était de 27,3 % Le nombre de naissances hors mariage a augmenté dans la quasi-totalité des 28 États membres de l’Union en 2012 par rapport à 2011, à l’exception de l’Estonie. Les naissances hors mariage ont constitué la majorité des naissances vivantes dans sept États membres, à savoir en Bulgarie (59,1 % en 2013), en Estonie (58,4 % en 2012), en Slovénie (58,0 % en 2013), en France (56,7 % en 2012), en Suède (54,4 % en 2013), en Belgique (52,3 % en 2012) et au Danemark (51,5 % en 2013). Une proportion encore plus élevée de naissances vivantes hors mariage a été enregistrée en 2012 en Islande (66,9 %).


    Des pays méditerranéens comme la Grèce, la Croatie, Chypre, l’Italie et Malte, ainsi que la Pologne et la Lituanie se situent à l’opposé, enregistrant une importante proportion de naissances survenues dans le cadre d’un mariage (plus de 70 %). En Turquie, cette proportion dépassait 97 %.


    De même, au Japon, où les femmes utilisent l’avortement comme moyen anticonceptionnel, même pas 2 % des enfants, naissent hors mariage.


    A mon avis, ce pays qui allie modernité et tradition, est très intéressant à observer quant à l’évolution des mœurs .. et aux moyens utilisés par les hommes pour éviter paternités indésirables.

     


    Quoiqu'il en soit, ces députés ne furent pas entendus et c’est ainsi , qu’au nom d’un contestable intérêt supérieur de l’enfant, qu’après avoir aboli  la protection de l’institution du mariage, et  dénié à l’homme la  possibilité de consentir à sa paternité,  que furent supprimées toutes les fins  de non recevoir à l’action en recherche de paternité,  laissant la partie belle aux piégeuses, qui sont autorisées à piéger des géniteurs et autorisées à détruire des cellules familiales, qui, parfois, privent des enfants de la présence quotidienne de leur père.



    Par ailleurs, de nombreux spécialistes du Droit, de la Sociologie, de la Psychologie, de la Psychanalyse, de la Génétique … de notre époque, ont écrit sur ce sujet …

     


    Rappelons, la juriste Marcela IACUB , ses nombreux articles dans la presse, ses conférences, ses livres, dont

    « L’empire du ventre ».

    https://clio.revues.org/1493

     

    Rappelons son célèbre plaidoyer dans Libération en 2005 :

     


    Géniteur sous X. Marcela Iacub. Libération, 25 janvier 2005

    Pour un statut de géniteur sous X

     

    Hasard de calendrier ou coïncidence significative, au moment même où nous fêtons les 30 ans de la loi Veil, un projet de loi se propose d’allonger de deux à dix ans le délai dont un enfant dispose, après sa majorité, pour entamer une action en recherche de paternité. Cette action permet à une femme, durant les deux ans après la naissance de l’enfant, ou à ce dernier, à ses 18 ans, de forcer un homme à devenir père. Or il se trouve que cette procédure a été créée en 1912, à une époque où, pour des motifs natalistes et moralisants, on avait décidé de faire une croisade contre la contraception et l’avortement  : obliger les hommes à assumer comme les femmes les conséquences d’une sexualité à qui on n’accordait aucune légitimité pour elle-même pouvait alors se comprendre. Mais aujourd’hui, une relation sexuelle féconde peut s’avérer sans conséquence pour les femmes, qui ont le droit non seulement d’avorter mais encore d’accoucher sous X. Les hommes en revanche, mariés ou non, ont de moins en moins de recours si leur partenaire décide de ne pas avorter : présomption de paternité et recherche de paternité les condamnent à vivre dans ce monde qu’on croyait révolu, où il est impossible en droit de séparer la sexualité et la procréation. Cette asymétrie entre les sexes en dit long sans doute sur les véritables conséquences de la « révolution des moeurs ».

    Lorsqu’on cherche à comprendre pourquoi les hommes sont traités de cette manière, on nous dit qu’ils n’avaient qu’à « faire attention », c’est-à-dire utiliser un préservatif. Cet argument rappelle pourtant désagréablement celui qu’on employait au début des années 70 précisément pour s’opposer au droit des femmes à avorter, au prétexte qu’on leur avait déjà accordé la pilule... On pourrait objecter que ce n’est point contre les hommes mais au nom de l’intérêt de l’enfant que se justifient les paternités forcées. Mais cet argument va lui aussi à l’encontre de la philosophie de notre modernité familiale. La contraception et l’avortement ont été autorisés au nom du droit à une parentalité volontaire, précisément parce que celle-ci semblait coïncider avec l’intérêt de l’enfant. On pense que le mieux pour un enfant est d’être désiré, qu’il aura plus de chances d’avoir une relation épanouissante avec ses parents dans de telles conditions...

    Mais, demandera-t-on peut-être, cela signifie-t-il qu’un homme pourrait contraindre une femme à avorter ? N’est-ce pas là d’une brutalité terrible ? Ne bute-t-on pas en somme sur une de ces contraintes héritées de notre condition de mammifères, à savoir que ce sont les femmes qui portent les enfants dans leur corps ? Pourtant, pour ne pas faire d’un homme le père d’un enfant, point n’est besoin d’en passer par de telles extrémités : il suffirait de créer une procédure analogue à celle de l’accouchement sous X, qui lui permettrait de s’opposer à une action en recherche de paternité, voire de suspendre la présomption de paternité s’il est marié avec la mère. Au moment où un homme prend connaissance d’une grossesse dont il ne souhaite pas assumer les conséquences, il devrait pouvoir faire appel à cette procédure qui le protégerait d’un recours, aussi bien de la femme que de l’enfant. Il deviendrait ainsi « géniteur sous X », laissant à la femme la responsabilité de mettre au monde l’enfant qu’elle aurait pu effectivement avorter.

     

    Il est vrai qu’on n’a pas ainsi résolu tous les dilemmes que pose ce genre de situations. Pourquoi un homme, indépendamment de la question de la paternité légale, n’aurait-il pas le droit d’empêcher une femme d’utiliser son sperme pour faire naître ? Après tout, les donneurs de sperme doivent consentir à l’usage procréatif de leur semence. Ceux qui la transmettent par voie sexuelle ne sont-ils pas fondés à penser qu’une femme se l’approprie d’une manière illégitime lorsqu’elle l’utilise pour faire naître un enfant alors qu’ils ne voulaient pas la lui transmettre dans un but reproductif ? Dans ces conditions, le géniteur ne serait-il pas en droit d’exiger qu’elle avorte ?

    Pourtant, dans un monde où l’engendrement sous X serait autorisé, on pourrait trouver qu’une telle contrainte exercée sur le corps des femmes est disproportionnée par rapport aux raisons invoquées. Si le sperme a de nos jours une telle importance pour les hommes, c’est aussi parce qu’il s’agit de ce liquide terrible qui peut les contraindre à devenir pères. Sans cela, les aléas du sperme et des gènes seraient sans doute moins investis par l’imagination. Assurément, cette solution ne conviendrait pas à tout le monde, mais elle semblerait moins barbare que de contraindre une femme à avorter. Un homme qui entretient un rapport sexuel fécondant risquerait ainsi non pas de devenir père comme aujourd’hui, mais donneur de sperme. Une relation sexuelle serait un acte par lequel une femme serait autorisée à s’emparer d’une manière légitime du sperme de son compagnon afin de faire naître un enfant. Les hommes courraient donc un risque, mais, somme toute, bien moindre que celui qui les menace dans la situation actuelle. Il est vrai que, pour que ce dilemme ne fasse que se poser, il faudra attendre les barricades d’une nouvelle révolution des moeurs.

     

    Marcela Iacub.

    Libération, 25 janvier 2005


     

    N.B. – En fait la recherche de paternité existe depuis bien plus longtemps que 1912  et avec des conséquences, parfois,  encore plus dramatiques qu’aujourd’hui …


     


    Rappelons, l’ ouvrage rédigé par Mary PLARD, avocate : « Paternité imposée »
    préfacé par le Juge Renaud VAN RUYMBEKE

    http://www.amazon.fr/Paternit%C3%A9s-Impos%C3%A9es-Mary-Plard/dp/B007ZMD2DI

     

     

    Rappelons aussi le film de Lorène DEBAISIEUX  « Sois père et tais toi »

    https://www.youtube.com/watch?v=i_KNRRsDUeQ


     

    Sur ce blog, nous avions, nous aussi, présenté les excellents plaidoyers de nos membres, comme ceux de Yanick, de Steph, de Salcaracter, de Binoche 2, de Célestegrimm ... Ils ont disparu, et pas à notre initiative.

     

    Sur les divers forums, j’ai remarqué plusieurs autres excellents plaidoyers.

    En voici quelques uns, parmi les plus récents :

     

     

     « Certaines femmes extorquent délibérément par la tromperie, le mensonge, la manipulation la ruse et/où la trahison une fécondation et une paternité à des hommes. Elles sont ensuite soutenues et protégées par les lois en vigueur et ce, par le concours des forces judiciaires et de polices. Être humain a-t-il encore un sens lorsque la société autorise ainsi à déposséder autrui d'être acteur et sujet de sa vie au plus intime, de sa chaire, de son être, de sa personne et de son identité? Sachez mesdames et messieurs que certains hommes à qui c'est arrivé, ont vu leurs vies irrémédiablement détruites, certains mêmes en sont morts de chagrin, de désespoir, de honte et d'humiliation. les lois et techniques liées à la procréation ont considérablement évoluées depuis les années 70 afin que les femmes puissent ne plus avoir à subir tragiquement des grossesses et des maternités non désirées et non consenties par elles, à des moments qu'elles n'auraient pas souhaité, avec des hommes qu'elles ne se seraient pas choisis. Ces évolutions constituent un progrès incontestable et heureux. Malheureusement, il est tout aussi incontestable que certaines femmes détournent aujourd'hui délibérément, le sens et l'esprit de ces avancées, en se permettant de déshumaniser certains hommes réduits à de vulgaires objets de reproduction. Est-ce un crime? Oui! Un crime non reconnu et plus encore impensé et tabou. Un crime légal, un crime à l’œuvre qui fait aujourd'hui de nombreuses victimes. Il eut un temps où nos sociétés pensaient que les femmes n'avaient pas leur mot à dire en matière de sexualité, il serait temps aujourd'hui que nos sociétés réalisant que les hommes ont leur mot à dire en matière d'enfantement et de parentalité!"

    Anonyme  | le 22 novembre 2015 à 14:25

    http://www.marieclaire.fr/,couple-je-lui-ai-fait-un-enfant-dans-le-dos,20296,16561.asp

     

     

    « …Comment peut-on trouver abject un comportement et en rendre responsable celui qui en est victime ?  C'est a minima un raisonnement inconséquent et a maxima un raisonnement irresponsable, dans tous les cas extrêmement dangereux. Cela équivaut à soutenir par exemple que le viol est un acte abject tout en considérant que c'est la femme qui en a la responsabilité du fait de son comportement naïf, benêt,inconséquent...C'est selon moi suivre une logique absurde,voir perverse. Si cela dépend de chacun de nous de ne pas être abusé alors c'est la notion même d'abus ou de crime qui n'a plus lieu d'exister et par là la notion de victime : "c'est de ta faute si tu as été trahi, agressé, abusé, violé, colonisé, déporté ... tu l'as provoqué, voir tu l'as recherché, voulu.." !!!  Je le redis c'est une pente extrêmement dangereuse, abusive, nauséabonde...voir perverse!!! Et dans certains cas criminelle! Quand au droit actuel français - qui effectivement ne reconnait aucun caractère abusif au fait qu'une femme se passe sciemment du consentement d'un homme pour faire un enfant avec lui - je ne vois pas comment, à moins d'être omniscient ou devin, on peut péremptoirement affirmer qu'il n'évoluera jamais! Et ce d'autant que la notion de "consentement, de désir d'enfanter, d'être parent"...l'emporte déjà sur la notion de "vivant" (mais seulement pour les femmes : avortement, accouchement sous X...). La valeur de "consentement" est donc déjà supérieure dans la hiérarchie à la valeur de "vivant" mais de façon seulement partielle. D'où les effets pervers actuels quand certaines femmes détournent l'esprit des lois issues des combats féministes en transformant le, "j'ai le droit de ne pas avoir d'enfant si je n'y consens pas" en un, "j'ai le droit d'avoir un enfant même si tu n'y consens pas" voir en un, "faire un enfant est seulement une affaire de femme, l'homme n'existe pas ou ne doit pas exister"! En effet, dire d'une femme qui fait "un enfant dans le dos" d'un homme, c'est-à-dire en réalité qui le réduit à un vulgaire objet de reproduction, qu'elle "donne la vie", c'est pour moi du même ordre que de dire d'un homme qui viole une femme qu'il lui fait l'amour. Quand à la dite protection de l'intégrité du corps de la femme, c'est un curieux renversement de la lecture de la situation. Voilà, une femme qui porte une réelle et grave atteinte à l'intégrité physique et morale d'un l'homme en lui extorquant son sperme abusivement à des fins procréatives, en le faisant père malgré lui, en le liant sans son consentement intimement à elle pour toute sa vie...et qui serait ensuite légitime à se prévaloir de l'intégrité de son propre corps pour faire obstacle à toute intervention sur celui-ci? Cela serait comme de ne pas intervenir physiquement auprès d'un homme entrain de commettre un viol au prétexte que cela ne se fait pas de le toucher! Cela serait aberrant et criminel...complice! La réalité selon moi c'est qu'une femme peut être mère en abusant, en violant un homme ... et qu'à ce jour, elle y est autorisée ! La vérité selon moi, c'est que cela peut être violent, déstabilisant, sidérant, bouleversant de le reconnaître et de s'y confronter! C'est un tabou qui aveugle encore beaucoup de monde. Cela n'en reste pas moins un crime, selon moi! 

    Anonyme le 07 mars 2016 à 12:34

    http://www.marieclaire.fr/,couple-je-lui-ai-fait-un-enfant-dans-le-dos,20296,16561.asp

     

    Madame ou Monsieur, si vous vous donniez la peine de vous informer sérieusement, courageusement et honnêtement sur ce sujet des paternités dites "imposées" par certaines femmes à certains hommes , vous ne pourriez pas affirmer de bonne foi qu'un homme qui se retrouve dans ce genre de situation ne s'est, dans tous les cas, jamais préoccupé "avant", comme vous le dites, des conséquences éventuelles qu'une relation sexuelle suppose. Avant même que d'aborder ces cas de figure où un homme a été abusé clairement par une femme, nous devons d'abord à mon sens percevoir et admettre la réalité des inégalités patentes et graves en terme de droits et de techniques médicales, en vigueur et existantes en France entre les hommes et les femmes sur leur devenir père ou mère. Percevoir et admettre ce sur quoi ces inégalités reposent et ce qu'elles supposent, soutiennent et véhiculent en termes moraux et anthropologiques de l'homme et de la femme et de leur rapport sexué: -d'un côté la femme qui décide d'avorter est dans tous les cas moralement irréprochable, c'est son droit le plus souverain et inaliénable puisqu'il en va de sa vie et de son corps et que dans tous les cas qui serions nous pour la juger : que celui qui n'a jamais été pour le moins imprudent lors d'une relation sexuelle jette la première pierre. - ou encore qui saurait dire qu'une femme n'a pas le droit à tout moment de changer d'avis quant à son devenir parent. -ou encore qui serions nous pour sommer une femme de se justifier dans son choix d'avorter, accoucher sous X, prendre la pilule... et donc à ne pas enfanter et/ou ne pas devenir mère. Qui serions-nous? Pour le moins des rétrogrades et des réactionnaires. -du côté de l'homme et de son devenir ou être père, la question ne se pose par contre qu'en terme d'assumer ou non...in fine le choix absolu, illimité et exclusif d'une femme à faire un enfant avec lui. Qui sommes-nous si nous nous mettons à parler du désir de l'homme, de son consentement, de sa sensibilité, de son humanité, de sa volonté, de sa souveraineté? Des avant-gardistes? J'ajoute si nécessaire pour dissiper tout éventuel malentendu que je ne suis d'aucune manière que ce soit partisan d'un quelconque retour en arrière concernant les droits acquis et les techniques en place dont disposent les femmes pour s'assurer que leur non désir d'enfanter ou d'être mère soient reconnus, protégés, sauvegarder et réels. Je suis au contraire partisan, vous l'aurez compris pour que ces droits et techniques soient dans le mesure du possible étendus aux hommes pour répondre à leurs besoins et désirs, selon moi légitimes et réels en matière de procréation et de devenir et être père. Mais venons-en maintenant aux cas plus graves qui vont au-delà de la simple imprudence commune ou d'un simple accident. Il existe en effet des cas avérés et caractérisés de femmes qui abusent non pas seulement de l'éventuelle naïveté, innocence, négligence, imprudence, légèreté, inconséquence ou irresponsabilité, circonstanciée ou structurelle, de certains hommes (en passant dès lors la leur sous silence) mais qui abusent tout simplement de l'honnêteté, de la confiance voir de l'amour d'un homme. En effet, les hommes qui se retrouvent ainsi abusés, ne se sont pas seulement parfois montrés d'une innocence caricaturale comme votre exemple "du banc public" le suggère ou n'ont pas fui devant leur responsabilité en ne prenant pas à bras le corps les risques de conception inhérents à toute relation sexuelle mais ont été victimes de manœuvres frauduleuses, de manipulations, de mensonges, de trahisons, d'abus de la part de certaines femmes. Quelques exemples: -une femme peut prétendre à une maternité et imposer une paternité à un homme même quand la conception résulte d'une "auto-insimination" par celle-ci du sperme récupéré à l'insu de celui-ci dans le préservatif ayant servi à prévenir une éventuelle conception. -une femme peut prétendre à une maternité et imposer une paternité à un homme en mentant sciemment sur sa contraception. -une femme peut prétendre à une maternité et imposer une paternité à un homme en trahissant sciemment l'éthique qu'elle a affiché en matière de procréation et de relation humaine et qui a présidé à l'existence d'une relation conjugale et d'un rapport sexuel matériellement non-protégé entre eux. (...) Bref une femme peut manipuler, abuser, un homme en toute impunité. Elle peut en toute impunité, sans même que notre société le réalise et encore moins le sanctionne, disposer du corps, de l'identité, de la personne,de la vie d'un homme. En effet, dans tous les cas, des plus caractérisés au plus ambivalents, ambigus ou accidentels, la réponse de notre société via son appareil judiciaire est la même: une femme ne saurait être reconnue coupable quelque soient les cas d'une grossesse ou d'un enfantement abusif. Une grossesse ou un enfantement ne peuvent en aucun cas constituer pour l'homme, un dommage ou un préjudice. Pourquoi et au nom de quoi? Les hommes n'ont-t-ils pas leur mot à dire, n'ont-ils pas un consentement à faire valoir en matière de conception, procréation ou enfantement? Le désir d'enfant n'existerait-il pas chez l'homme? L'homme serait-il une machine reproductive dépourvue de toute humanité, de toute sensibilité, de tout désir, de toute volonté propre? L'homme ne serait-il au choix, qu'un enfant irresponsable, un fieffé salaud inconséquent ou une sorte de dieu-le-père devant tout assumer? A commencer par les abus féminins? A l'inverse la femme ne serait-elle dans tous les cas, qu'une sorte de sainte-nitouche, de vierge-Marie, ou alors une hystérique, une folle irresponsable au dessus ou en dehors de toute loi? N'aurait-elle jamais de compte à rendre? Est-il si inconcevable d'imaginer qu'une femme puisse abuser gravement et unilatéralement d'un homme? Est-ce un impossible, un impensable, un sujet tabou que de l'envisager? Il est en effet facile, Madame ou Monsieur de d'abord commencer par un "évidemment c'est horrible" pour ensuite évacuer cette appréciation en n'envisageant par comparaison qu'un cas de figure caricatural (" le banc public")et finir par un culpabilisant et minorant "venir pleurnicher". Savez-vous que certains hommes ont vu, du fait d'une paternité abusée, leur vie irrémédiablement détruite, certains allant même jusqu'au suicide? Par vos propos pour le moins ambigus, vous contribuez à, vous collaborez à, voir vous soutenez la mise en place et la perpétuation d'un rapport homme-femme basé sur la force et l'abus. C'est grave et dangereux. Car en donnant place et droit à ce genre de rapport, vous faites le lit d'un monde gouverné par l'exclusif rapport de force. Et ce ne sont pas alors seulement les hommes ou certains hommes qui en sont les victimes mais la société dans son ensemble et par là chacun de ses membres: hommes et femmes! Sauf à vouloir, à aimer, à jouir réellement de ou à céder à, un rapport homme-femme basé sur la force, l'abus, la négation de l'autre et le viol et prendre un parti quelque peu fascisant on ne peut qu’œuvrer à la reconnaissance et à la mise en œuvre d'une réelle et égale humanité de traitement dans le devenir et être, père ou mère entre les hommes et les femmes. Pour ma part, de la même façon que je milite pour le fait qu'un rapport sexuel pour le simple plaisir orgastique nécessite le consentement de tous les participants, je milite pour le fait qu'un rapport sexuel en vue d'une procréation nécessite les consentements libres, éclairés et non équivoques des personnes concernées. En la matière, il faut dès lors prévoir des réponses sociétales et juridiques adaptées en cas de dit d'accident ou de simple imprudence commune et d'autres toutes aussi adaptées en cas d'abus avérés. Malheureusement en effet, force est de constater que de la même manière que la tyrannie d'un homme a pu s'exercer en toute impunité à l'égard d'une femme pendant longtemps, la tyrannie d'une femme envers un homme existe de nos jours. Les abus du patriarcat n'ont rien à envier aux abus du matriarcat. L'abus n'est pas l'apanage des seuls hommes. La fin d'un rapport de domination ne saurait se trouver par un renversement ou une substitution de ce rapport. Aujourd'hui le nom qui est donné communément par notre société pour nommer cet état de fait réside dans cette expression consacrée: " faire un enfant dans le dos". Depuis peu d'autres expressions surgissent: paternité imposée, forcée, vol de sperme. Pour ma part, je pense qu'on ne donne la réelle mesure et nature d'un tel comportement qu'en parlant d'un viol: un viol au féminin. Je terminerai en reprenant l'un des propos de l'avocate Mary Plard dans son ouvrage intitulé "paternité imposée, un sujet tabou" : le seul moyen actuellement pour un homme d'éviter à coup sûr que lui soit imposé une paternité c'est l’abstinence! Il faudrait en vouloir singulièrement aux hommes pour préconiser une telle réponse! La paternité forcée est une agression; elle-même aggravée lorsqu'elle est commise dans le cadre conjugal. On peut dès lors parler d'hommes victimes de violences conjugales. Prenons la mesure de notre temps et ayons le courage et l'humanité d'y faire face!

    Anonyme le 08 avril 2016 à 17:44

    http://www.marieclaire.fr/,couple-je-lui-ai-fait-un-enfant-dans-le-dos,20296,16561.asp


     

     


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    http://paternite-imposee.blogactifs.com/PATERNITES-b1/Plaidoyers-contre-les-paternites-imposees-judiciairement-b1-p4371.htm

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