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    28 Déc 2015 - 13:52:30

    MARCELA IACUB


    « Desseigne, un cas d’école

    A notre grand soulagement, on a appris, il y a quelques semaines, que Rachida Dati allait avoir assez d’argent pour nourrir sa fille en attendant le retour en fanfare de Nicolas Sarkozy. La justice vient de condamner le milliardaire Dominique Desseigne à devenir le père de l’enfant de l’ancienne garde de Sceaux et à lui verser une rente de 2 500 euros par mois.


    On dira qu’il n’y a pas de quoi se lamenter : Dominique Desseigne peut largement payer cette modeste pension. Et on ajoutera que les quelques aventurières qui, pour accrocher un milliardaire, profitent de la faveur des lois ne remettent pas en cause leur pertinence.


    Dans ce type d’affaires, rares voire abjects, sont les arguments. On dit : «Les hommes n’ont qu’à faire attention». Par cette petite phrase on signifie : qu’ils mettent un préservatif s’ils ne veulent pas le regretter. Or, toute la question est là.


    A l’époque, les antiavortements disaient la même chose des femmes qui tombaient enceintes contre leur gré. Les salopes n’avaient qu’à faire attention, prendre la pilule ou exiger de leur partenaire un préservatif. On nie, ainsi, aux hommes ce que l’on accorde désormais aux femmes. Plus précisément, au moment même où l’on a octroyé à ces dernières le droit d’avorter, on refuse aux hommes le droit de ne pas être pères des enfants qu’ils ont conçus. Dans un tel contexte, l’avortement n’est plus un dispositif d’égalité mais de discrimination sexuelle. Pour les femmes, le sexe n’est pas synonyme de procréation obligée alors que pour les hommes, cela peut l’être. Or, il dépend des femmes et d’elles seules qu’un rapport sexuel fécond transforme leur partenaire en père.


    On dira qu’on ne peut pas obliger une femme à avorter pour éviter une paternité forcée. En effet, ce serait affreux. En revanche, on peut empêcher qu’elle exige que cet homme devienne le père de l’enfant s’il ne l’a pas voulu. On arguera que cela découragera la natalité ou bien que les mères célibataires seront encore plus pauvres qu’elles ne le sont aujourd’hui. Mais à cela, un sage gouvernement pourrait apporter quelques remèdes.

     

    En effet, il serait plus intéressant de créer des crèches et des structures pour enfants scolarisés, gratuites pour ceux qui n’ont pas les moyens et fonctionnant vingt-quatre heures sur vingt-quatre.


    Ces crèches et ces structures d’accueil pourraient aussi profiter aux plus fortunés, car moins coûteuses que les nounous à domicile. Ce système remplacerait, avantageusement, les allocations pour parents isolés dont bénéficient surtout les femmes et celles en congé parental.

     

    Une telle réforme irait dans le sens de l’égalité des femmes car seules les plus aisées peuvent se permettre de déléguer entièrement la garde quotidienne des enfants. Et ces derniers profiteraient d’espaces collectifs où des adultes prendraient soin d’eux.


    Actuellement, le système ne fait qu’accroître les inégalités entre les femmes et les enfants tout en faisant violence aux hommes. Il piétine les principes de la modernité sexuelle et familiale selon lesquels les hommes et les femmes sont censés avoir les mêmes droits et les mêmes libertés.

     

    Pour lancer ce mouvement de la libre paternité, quelques hommes devraient faire preuve d’initiative, en s’associant, par exemple. Les plus riches pourraient jouer un rôle de premier ordre : le plus souvent, ils sont les proies des aventurières vénales qui ne cessent de se multiplier sous le soleil de nos lois.


    En échange de cette nouvelle liberté sexuelle, ces hommes pourraient financer les premières structures d’accueil pour enfants. Dominique Desseigne, qui a tant de restaurants et d’hôtels en France et ailleurs, ne pourrait-il pas ainsi devenir un riche-subversif-exemplaire ? »


    Par Marcela Iacub — 17 octobre 2014 à 17:26

     

    http://www.liberation.fr/chroniques/2014/10/17/desseigne-un-cas-d-ecole_1124114

     


    Marcela Iacub est une juriste, chercheuse et essayiste franco-argentine, née le 20 mai 1964 à Buenos Aires, en Argentine.

    C'est elle qui a proposé la "paternité sous X".

     

     

     

     

     

    "La loi sur la recherche de la paternité profite surtout au dévergondage, à l'intrigue, à la cupidité" - Brunetierre


     

     


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    http://paternite-imposee.blogactifs.com/PATERNITES-b1/MARCELA-IACUB-b1-p4368.htm

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